En juin dernier, un automobiliste a été flashé par le radar fixe installé sur la N94 à hauteur de La Rochette dans les Hautes-Alpes. Quelques jours plus tard, il reçoit un avis de contravention dans lequel est indiqué qu'il a été flashé à 116 km/h au lieu de 90 km/h.

Ce sexagénaire qui est ingénieur en aéronautique décide de contester cet excès de vitesse car il a remarqué que le jour où il a été flashé, la vitre derrière laquelle est installé le radar était recouverte d'une pâte blanchâtre. A l'audience, devant le tribunal, il a expliqué que dans ces conditions,  il n'était pas possible que le radar soit précis.

Ses arguments ont été entendus puisque le tribunal de Gap l'a relaxé.

Le problème c'est que depuis, le radar n'a toujours pas été nettoyé, il continue donc de flasher et de verbaliser des automobilistes alors même que le tribunal a reconnu que le radar était défectueux dans ces conditions.

L'automobiliste relaxé qui se défend d’être antiradar a déclaré, « je ne suis pas contre. Les contrôles de vitesse ont montré leur efficacité. Mais je suis avant tout un citoyen républicain : quand un appareil verbalise, il doit être absolument sans reproche. Et là, ce n’est pas le cas. »

Source: Le Dauphiné