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Dans un reportage diffusé dans AutoMoto sur TF1, le journaliste Denis Brogniart a filmé deux policiers en train de scotcher des sacs de plastique sur des radars fixes dans le département de l'Ain.

Cette diffusion n'a pas plu au ministère de l'intérieur qui a saisi l'Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN) pour retrouver la trace des policiers fautifs.

Malgré les précautions prises dans le reportage, visages floutés, voix transformées et plaques d'immatriculation masquées, trois policiers ont été identifiés. En effet, grâce aux indices repérés dans le reportage, les enquêteurs sont parvenus à retrouver la trace d'un policier retraité et d'un autre appartenant à la brigade motocycliste de la compagnie de CRS 46, basée près de Lyon. Ils ont ensuite cherché les radars qui n'avaient pas flashé depuis un certain temps dans la région de Lyon et ont fini par repérer les fonctionnaires dans l'Ain, près de Bourg-en-Bresse. Ils ont ensuite épluché les listings des relais téléphoniques du secteur, et c'est là que les numéros des policiers lyonnais ont été détectés.

Pour l'enquête, le journaliste et animateur Denis Brogniart a été convoqué en avril par l’IGPN. Durant cette confrontation, il a déclaré que c’étaient les fonctionnaires qui l’avaient contacté pour ce reportage. Accusé d'avoir dévoilé le nom de ses sources, le journaliste a nié au micro de RTL.

Après avoir été entendu par l'IGPN, deux des CRS ont été convoqués ce mardi devant une commission de discipline. Alors qu'il risquait la révocation, l’instance disciplinaire a finalement requis 24 mois de suspension dont 18 mois ferme et 6 avec sursis pour un des deux policiers et 6 mois de suspension dont 2 mois ferme pour le second.

Mais les policiers devront encore attendre pour connaitre leur sanction définitive car si le conseil de discipline, composé à parité de membres de l’administration et de syndicats de police, propose des sanctions contre les policiers, c’est in fine le ministre de l’Intérieur qui confirme, ou non, ces propositions.