Avertisseurs radars

En plein désordre gouvernemental sur la suppression des panneaux radars, la futur interdiction des avertisseurs radars était passé au second plan. On devrait en savoir un peu plus aujourd'hui puisque Claude Guéant, le ministre de l'Intérieur, reçoit les représentants de l'AFFTAC (Association Française des Fournisseurs et utilisateurs de Technologies d’Aide à la Conduite).

Les représentants des principaux fabricants - Coyote System, Wikango et Inforad - essayeront de convaincre le ministre et démontrer que leurs boitiers ne sont pas que de simple avertisseurs radars mais qu'ils contribuent aussi à plus de sécurité sur la route en évitant notamment les sur-accidents. C'est ce qu'explique Loïc Rattier: "Aujourd’hui, vous avez un accident sur la route, vous êtes sur une route départementale, si personne n’est connecté, la personne qui va arriver deux minutes après cet accident va être surprise", or, "si les véhicules sont équipés de système d’alerte, la personne qui va arriver derrière sera prévenue, et toutes les autres personnes seront prévenues derrière".

Pour le moment, la décision d'interdire les avertisseurs radars est en suspendue puisque le ministre de l'Intérieur s’est engagé à ce qu’il n’y ait aucun projet de loi avant la conclusion de la mission d’information, qui va étudier l’ensemble de ces phénomènes. Or, cette mission d'information parlementaire ne verra le jour qu'au mois de juin. Elle aura trois à six mois pour rendre son rapport. Autant dire que la suppression des avertisseurs de radars n'est pas pour tout de suite.