Devant la recrudescence des actes de vandalisme sur les radars depuis le passage au 80 km/h, les autorités envisagent l'utilisation de caméras de vidéo-surveillance pour protéger les cabines.

Déjà des expérimentations

Les dégradations de radars sont une réalité qui n'est pas nouvelle. Dès la pose de la première cabine en 2003, les dégradations se sont multipliées que ce soient à coup de marteau sur les vitres, au classique badigeonnage de peinture et d'encore bien d'autres manières...

Dès juillet 2006, à cause de dégradations répétitives, les autorités ont annoncé un plan de sécurisation de toutes les cabines radars du département du Gard.

Dans les mois suivants, plusieurs solutions ont été utilisées. Pour commencer, le radar des Angles, qui à cette date était le radar le plus souvent dégradé de France a été déplacé sur le terre-plein central rendant ainsi son accès beaucoup plus difficile. Ensuite, plusieurs autres radars ont été installés en hauteur sur des pylônes ou des poteaux. Ce fut notamment le cas du radar de Redessan ou encore celui de La Calmette (aujourd'hui démonté).

Mais une autre solution plus originale a également été mise en place, l'installation de caméras de vidéosurveillance directement reliées au CACIR de Rennes.

A ce jour, ce sont toujours deux radars fixes du département qui sont surveillés par des caméras. Celui de Sabran (image d'illustration de l'article) et celui d'Aubord (ci-dessous).

Videosurveillance des dégradations de radars

Le radar de Tresques était également surveillé par un autre type de caméra mais la cabine a été démontée en 2014 pour être remplacée par un radar tronçon.

Videosurveillance des dégradations de radars

Une extension impossible

Si l'idée de surveiller les dégradations de radars par caméras refait surface dans de nombreux journaux ces derniers jours, c'est simplement suite à une déclaration des autorités de Haute-Loire relayée par BFM TV.

Pourtant, un déploiement massif de caméras de vidéosurveillance pour diminuer le nombre d'acte de vandalisme sur les radars est impossible.

A ce jour, ce sont pas moins de 1 100 radars fixes qui sont installés sur des routes du réseau secondaire, la plupart du temps en rase campagne et facile d'accès. Le déploiement d'un système de vidéo-surveillance sur certains d'entre eux ne ferait que reporter les dégradations sur d'autres cabines non surveillées.

De plus, l'installation d'une vidéo-surveillance sur la totalité du parc nécessite des mois de préparation pour la passation d'un marché public puis plusieurs années de déploiement pour les travaux de raccordement et la pose des équipements et cela pour un coût bien supérieur à celui des dégradations.

Un déploiement massif semble d'autant plus impossible que l'expérience menée dès 2006 dans le Gard n'a semble-t'il pas été très concluante... En effet, si ces caméras de vidéo-surveillance avaient été véritablement efficaces, le procédé aurait été étendu à d'autres cabines. Or aucunes des cabines installées après 2006 dans ce département n'a été équipée d'un tel dispositif... Et, à notre connaissance, il n'existe pas de système de vidéosurveillance de cabine radar dans d'autres départements.