En 2016, un véhicule immatriculé dans la principauté de Monaco a été flashé 384 fois par des radars automatiques dont plusieurs fois en dépassant de plus de 50 km/h la vitesse maximum autorisée. Et ce n'est pas le seul, chaque année, des centaines de véhicules monégasques font flasher les radars. Pourtant, ils ne sont pas verbalisés car contrairement à 14 autres pays européens, la France ne dispose pas d'accord avec la principauté de Monaco pour avoir accès aux informations sur les propriétaires des véhicules.

Des récidivistes en 2017

En 2016, 85 véhicules immatriculés à Monaco ont fait l'objet d'au moins 50 infractions routières, 146 ont fait l'objet d'au moins 10 infractions dont au moins une contravention de 5e classe de grand excès de vitesse et 15 autres véhicules sont mis en cause dans la commission de plus de 100 infractions....

En 2017, le Centre National de Traitement de Rennes a de nouveau dressé une liste de 231 véhicules cumulant les infractions où ayant réalisé plusieurs grands excès de vitesse. Dans cette liste, se trouve 37 véhicules qui avaient déjà été ciblé l'année dernière.

Les verbalisations arrivent

Dans les prochaines semaines, les propriétaires des véhicules ciblés en 2017 pourront recevoir leurs premières contraventions. En effet, le procureur de la République de Rennes a demandé à son homologue monégasque les convoquer à la sécurité publique de Monaco pour y être entendus. Comme ces auditions ont été transmises au parquet de Rennes, le CNT de Rennes peut désormais leur envoyer des avis de contravention.

Un accord toujours en discussion

Même si les véhicules listés sont responsables de beaucoup d'infractions, le procureur souhaite que le problème soit réglé définitivement en mettant en place un accord bilatéral d'échanges d'informations sur le fichiers des certificats d'immatriculation. Mais cet accord est en discussion entre la France et Monaco depuis plusieurs années...