Une étude menée par la Préfecture de l'Ariège pour son DGO 2008-2012 (Document Général d'Orientations pour la sécurité routière) montre que les effets des radars fixes sur la réduction des vitesses sont vraiment très localisés.

En effet, en croisant les données issues d'appareils de mesures fixes effectuant des mesures de vitesse en continu sur l’année et les excès de vitesse relevés par les radars fixes installés à proximité, on s'aperçoit qu'un radar fixe n'a d'effet que quelques dizaines de mètres autour de lui.

Le radar fixe situé sur la D119 à La Tour du Crieu a relevé 1237 infractions en 2008, soit 0.1% de véhicules en infraction. Or le poste de comptage situé sur la même D119, 1,5 kilomètres avant le radar entre les carrefours avec la D12 et la D29, comptabilise quant à lui 29% de véhicules dépassant la limitation de vitesse (dont 86,2% de moins de 20 km/h).

L'étude du cas du radar de Saint-Quentin la Tour sur la D625 est encore plus flagrant. En effet, le poste de comptage recense plus de 25% véhicules en excès de vitesse alors qu'il est installé 120 mètres avant ce radar qui flashe par l'arrière. Au niveau du radar, il n'y a plus que 0.07% des véhicules en infractions!. Dans l'autre sens de circulation que le radar ne contrôle pas, c'est à dire en prenant en compte les véhicules arrivant face au radar, le taux de dépassement de vitesse est de 5.7%.

Le radar de Saint-Quentin la Tour

 radar Saint-Quentin la Tour


En regardant ces chiffres, on s'aperçoit que l'on est loin des valeurs annoncées par le rapport " Impact du contrôle sanction automatisé sur la sécurité routière" de l'ONISR en 2006.

La zone d’influence d’un radar est de l'ordre de 3 km. Au-delà des zones d'influence des radars automatiques fixes, il apparaît une baisse de vitesse, qui est comparable à la réduction générale des vitesses observées en France…