Bien qu'ils soient encore peu nombreux, les radars tourelles, comme leurs prédécesseurs, ont la vie dure et son régulièrement la cible d'acte de vandalisme. Depuis le début de la semaine, au moins quatre cabines ont été touchées, la palme revenant au radar tourelle placé à Beauvoir dans l'Oise qui a été incendié le soir même de son installation.

Radar totalement détruit

Depuis le début de la semaine, de nouveaux radars tourelles ont fait leur apparition sur les routes de l'Oise et le premier a été installé mardi sur la D934 à Beaurains-les-Noyon.

Dans la journée de mercredi, les techniciens se sont affairés pour positionner une nouvelle cabine, cette fois sur la D916 à hauteur du lieu-dit "La Folie de Beauvoir".

Installation du radar de Beauvoir

Installation du radar de Beauvoir

Mais ce radar n'aura pas eu le temps de contrôler le moindre véhicule puisqu'à peine quelques heures plus tard, peu avant minuit, la page facebook Info Circulation / Radar 60 relayait non sans humour, une information indiquant que le radar avait "malencontreusement été blessé lors de la retraite aux flambeaux".

Plus que blessé, la cabine a été transformée en torche et le radar a été totalement détruit comme le montre les photos prisent ce matin.

D'autres radars touchés

Depuis le début de la semaine, trois autres radars tourelles ont été la cible de dégradations.

Le radar de Caudan dans le Morbihan a lui aussi été totalement détruit dans un incendie après que la cabine ait été mise au sol suite à la découpe du mât.

A Marigné-Laillé dans la Sarthe comme à Mison dans les Alpes-de-Haute-Provence, ce sont des pneus enflammés au pied de la cabine qui ont fait cédé le mât supportant la cabine sous l'effet de la chaleur comme on peut le voir sur la photo ci-dessous publiée sur le groupe facebook Infos contrôles police 04/05

Un radar incendié à Mison

Un radar incendié à Mison

Des peines lourdes

A chaque fois qu'une dégradation est constatée, elle fait l'objet d'un dépôt de plainte systématique de la part de la préfecture du département concerné.

Les services de polices et de gendarmerie sont donc mobilisés pour retrouver les auteurs de ces actes et souvent en y mettant beaucoup de moyens.

La dégradation de radars automatiques est un délit puni par de fortes peines, jusqu'à sept ans d'emprisonnement et 100 000 € d'amende.

Même si les peines restent loin de ces maximum, ces dernières semaines, les juges traitant les dossiers de dégradations de radars ont la main de plus en plus lourde en n'hésitant plus à prononcer des condamnations à plusieurs mois de prison ferme!