Détecteur de radar

La gendarmerie nationale a lancé début mars une vaste opération de traque d'acheteurs sur internet de détecteurs illégaux de radars routiers, révèle l'hebdomadaire spécialisé «Auto Plus» dans son numéro daté d'aujourd'hui.

Contrairement aux avertisseurs de radars GPS qui sont bien légaux en France, les détecteurs de radars sont eux totalement interdits. Le Code de la Route (Article R413-15) réprime la vente, la détention, l'utilisation, l'adaptation ou le transport de tous appareils permettant notamment la détection des radars destinés au contrôle de vitesse. La saisie et la confiscation sont de droit. En principe, le fait qu'un tel appareil soit branché au moment du contrôle, ou les conditions anormales de son transport, apporteront la preuve de l'infraction. S'il s'agit d'un détecteur antiradar sans autre objet, le simple transport constituera l'infraction. Les sanctions constituent des infractions de 5ème classe réprimées par une peine d'amende de 1500 euros. Vous pouvez retrouver toutes ces informations sur le site officiel de la Gendarmerie Nationale.

On trouve très facilement des détecteurs de radars sur internet mais la plupart des boutiques se trouvent à l'étranger dans des pays comme l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, l'Angleterre voir même au-delà de l'Atlantique aux Etats-Unis ou au Canada. Les tarifs et les résultats sont très variable d'un modèle à l'autre, les premiers prix sont à moins de 200 euros et les modèles les plus efficaces dépassent les 500 euros.

Selon Auto Plus, 600 acheteurs de ces appareils illégaux ont déjà été identifiés. Ils ont été soit convoqués à la gendarmerie, soit interrogés directement chez eux. Dans tous les cas, les détecteurs ont été saisis et les contrevenants seront convoqués au tribunal ultérieurement.

Mais les gendarmes n'agissent pas que sur les acheteurs, ils traquent aussi les vendeurs essentiellement ceux situés en France car ils ont peu de moyens pour faire condamner des sociétés localisées à l'étranger.