Alors que les dégradations de radars se sont multipliées ces dernières semaines dans le sillage du mouvement des gilets jaunes, les préfectures des départements concernés ont systématiquement porté plainte pour que des enquêtes soient ouvertes.

De gros moyens d'enquête

Pour tenter de retrouver les auteurs des faits, les forces de l'ordre déploient de gros moyens et parfois même pour de simples affiches collées sur les cabines...

Tout d'abord, lorsque la zone où est installée le radar est couverte par des caméras de vidéosurveillance, les enregistrements sont étudiés. Cela a par exemple été le cas pour confondre les incendiaires du radar de Châlon-sur-Saône puisque c'est l'exploitation des images vidéos qui a permis d'identifier un véhicule suspect.

Mais ce n'est pas tout, puisqu'il y a également des enquêtes sur le terrain avec recherche d'indices. Comme sur une scène de crime, cela passe par la recherche de traces de roues ou de pas ou tout autre indice. Mais également par des relevés d'empreintes et autres par la police technique et scientifique. Dans un article du Parisien, on apprend par exemple que pour chaque usage de peinture, des relevés sont réalisés afin de recouper la provenance de la peinture et de remonter au lieu de vente du produit utilisé.

Les radars automatiques neutralisés les uns après les autres

Dans d'autres cas, il peut également y avoir prélèvement ADN comme ce fut le cas par exemple avec cette preuve ADN prélevée sur une bouteille de liquide inflammable au pied du radar incendié de Reventin-Vaugris et qui a permis de remonter jusqu'à l'auteur des faits...

Enfin, lorsqu'un suspect est identifié, des recoupements sont effectués avec le bornage de son téléphone portable sur les antennes relais à proximité du lieu des dégradations.

Dans leur travail, les enquêteurs bénéficient également parfois de l'aide de témoins qui permettent de remonter jusqu'aux auteurs. Souvent, ce sont les plaques d'immatriculation des véhicules utilisés qui sont signalées.

Ce fut le cas par exemple pour l'interpellation de ces hommes qui se seraient attaqués à des radars à coup de cocktails molotov dans le Maine-et-Loire ou encore de cet homme suspecté d'avoir repeint des radars dans le Jura.

Peu d'auteurs retrouvés

Alors que des centaines de radars ont été dégradés ces dernières semaines et malgré les moyens déployés, peu d'auteurs sont retrouvés... Il faut dire que la plupart des radars sont installés dans des zones éloignées de toutes habitations ce qui limite notamment les risques de témoins!

Par contre, les auteurs commettant de grosses erreurs sont facilement retrouvés... Comme ce jeune homme qui s'est filmé en train de passer un coup de bombe de peinture sur le radar de Villemade (82) et qui a publié la vidéo sur son compte personnel Youtube... C'est également une vidéo publiée sur Facebook qui a permis la condamnation des auteurs de l'incendie du radar de Saint-Jory (31).

Il faut également faire attention au flagrant délit puisque devant ces actes de vandalismes répétés, certains radars sont placés sous surveillance renforcée par les forces de l'ordre.