Après la fin du confinement pour les voitures radars privatisées, c'est au tour des radars autonomes de sortir de leur torpeur. La valse de leur déplacement sur leurs multiples emplacements aménagés vient de reprendre dans toute la France.

En fonction mais immobiles

Les radars autonomes en place au début du confinement sont restés actifs et ont continué à enregistrer les excès de vitesse durant toutes ces dernières semaines.

Les techniciens qui gèrent leur maintenance n'étaient pas soumis au confinement. Ils ont régulièrement été vus auprès des différentes cabines pour effectuer la maintenance technique, notamment l'indispensable remplacement de leurs batteries afin qu'ils puissent continuer à fonctionner.

Par contre, alors qu'ils sont habituellement déplacés toutes les trois semaines, tous les radars autonomes sont restés à l'emplacement où ils se trouvaient le 17 mars.

Les premiers mouvements

Depuis la semaine dernière, on note que la valse de leurs déplacements vient de reprendre puisque de nombreux signalements ont fait part de leurs nouvelles positions, aussi bien dans le nord de la France où ils sont gérés par la société CEGELEC que dans le sud où ce travail est confié à la société AXIMUM.

La semaine dernière, on a par exemple noté le retour d'un radar autonome sur la D61 entre Lunel et La Grand-Motte (34), mais également le déplacement de plusieurs cabines dans le Doubs ou les Vosges.

Le nombre de mouvements s'est accéléré depuis le début de la semaine. Lundi on a enregistré au moins trois mouvements à Gray (70), Meztervisse (57) et La Chaise-Dieu du Theil (27). Mardi, il y en a eu encore plus comme à Jouy (28), Onet-le-Chateau (12), Saint-Hilaire-sous-Romilly (10), Sabran (30), Castets (40), Mieuxcé (61), etc.

Remise en place du radar autonome à Gray (70)

Remise en place du radar autonome à Gray

Il est probable que tous les radars autonomes hors zones de chantier vont tous être déplacés d'ici le 11 mai et ne seront plus au même emplacement d'ici la fin du confinement.

Des dégradations pendant le confinement

Poussés pour ne plus regarder la route ou repeints pour que les photos soient inutilisables, les radars autonomes n'ont pas eu la vie plus facile durant le confinement.

La tendance s'est même amplifiée ces derniers jours puisqu'au moins 5 radars autonomes ont été incendié en moins de 15 jours.

Le premier a été celui de Saint-Hippolyte (17), suivi le lendemain par celui de Tinchebray (61). Ce weekend, ce fut le tour de celui de l'A480 à Grenoble. Enfin, en début de semaine, ce sont les deux radars autonomes installés sur la RN31 entre Trosly-Breuil et Compiègne (60) qui sont partis en fumée.

En dehors du radar de Grenoble qui est à nouveau en fonction car l'incendie a simplement noirci par l'incendie, les quatre autres sont entièrement détruits.