Il n'aura pas fallu attendre longtemps pour que les nouveaux radars tourelles soient la cible de dégradations alors que seulement une trentaine de ces nouvelles cabines ont été installées depuis le mois dernier sur le bord des routes. Des actes de vandalisme qui, s'ils venaient à se multiplier, pourraient remettre en cause la poursuite de leur déploiement.

Des cabines taguées

Présentées comme plus résistantes aux dégradations du fait de leur installation en hauteur sur des poteaux culminants à 2 mètres 60 du sol, plusieurs radars tourelles ont tout de même été la cible d'actes de malveillance ces derniers jours.

C'est par exemple le cas de la cabine installée à Mouchamps en Vendée qui a été recouverte de peinture violette la nuit même de son installation et en est restée recouverte pendant plusieurs jours.

C'est également avec de la peinture, mais cette fois jaune, que les deux cabines installées dans l'Indre-et-Loire à Saint-Avertin et Monnaie ont été badigeonnées. Leur réparation a été rapide puisque deux jours plus tard, elles avaient retrouvé leurs couleurs originelles.

Ces dégradations des radars fraîchement installés viennent s'ajouter à celles déjà enregistrées sur les cabines de test installées l'année dernière avec par exemple la cabine de Thionville (57) qui a été une première fois ouverte et vidée puis une seconde fois à nouveau ouverte, recouverte d'une bâche et vêtue d'un gilet jaune.

radar tourelle thionville vandalisé

Une cabine abattue

Pour la première fois depuis l'installation des premiers radars tourelles en février 2017, une cabine a même été abattue! Comme vous pouvez le voir sur la photo d'illustration de l'article, le radar tourelle installé en Loire-Atlantique entre Guéméné-Penfao et Redon installé le 18 juin dernier gît désormais au sol.

Le mât du radar tourelle est pourtant d'un diamètre plus important que ceux des autres radars installés en hauteur (radars tronçons et radars feux rouges) et il est en acier renforcé. Mais cela n'a pas été suffisant pour résister au tronçonnage...

Vers une suspension du déploiement?

Si pour l'instant aucune de ces nouvelles cabines n'a été incendiée, la multiplication des actes de vandalisme pourrait encore une fois stopper le programme de déploiement de ces nouveaux radars déjà retardé de plusieurs mois à cause des gilets jaunes.

En effet, la crainte des dégradations des cabines radars est toujours forte à la Sécurité routière qui déplore depuis ces derniers mois la destruction d'un grand nombre de radars fixes.

Au mois d'avril, Emmanuel Barbe, le délégué interministériel à la sécurité routière déclarait dans Le Figaro que si les nouvelles cabines de radars tourelles venaient à être de nouveau vandalisées, leur déploiement pourrait une fois de plus être suspendu...

La remise en cause du déploiement des radars tourelles n'est pas d'actualité pour le moment puisque les installations se poursuivent cette cette semaine dans les Ardennes, l'Eure ou encore le Morbihan et le Loiret.