Le bilan provisoire de la sécurité routière pour l'année 2018 vient d'être dévoilé. Le nombre de morts sur les routes de France atteint son niveau le plus bas de tous les temps avec 3259 décès enregistrés en métropole.

Au mois de décembre, alors que les deux tiers des radars automatiques n'étaient plus en état de verbaliser, le nombre de victimes de la route n'a pas explosé contrairement à ce qu'ont laissé entendre plusieurs acteurs de la sécurité routière.

Plus d'excès de vitesse

Dans ces dernières interview, Emmanuel Barbe, le délégué interministériel à la sécurité routière a indiqué qu'avec le nombre de radars mis hors-service ces dernières semaines, cela allait se payer par une augmentation du nombre d'accidents et de vies perdues

Il a également indiqué qu'au mois de décembre, le nombre d'excès de vitesse enregistrés par les radars était en augmentation moyenne de 30% et que cette hausse allait jusqu'à 248% pour les radars fixes dégradés en zone 80 km/h mais toujours en état de mesurer les vitesses!

De son côté, la présidente de la Ligue contre la violence routière annonçait également que l'augmentation du nombre de radars dégradés allait se "payer au prix du sang"!

Malgré ces discours, on remarque que le bilan de la sécurité routière pour le mois de décembre 2018 n'est pas du tout catastrophique.

Moins de morts

Avec 292 victimes de la route en 2018, le nombre de morts au mois de décembre est égale à celui enregistré en 2017. Mais, en replaçant les choses dans leur contexte, on remarque que ces deux derniers mois de décembre ont été exceptionnels puisque, ces dernières années, seule l'année 2014 avait enregistré moins de morts pour ce mois (286). En moyenne ces cinq dernières années, le mois de décembre enregistre 307 décès sur les routes.

Donc même avec la forte hausse des excès de vitesse enregistrés par les radars et le nombre de radars mis hors-service, le bilan de la sécurité routière est identique à celui de l'année dernière et même en baisse si on le compare aux années précédentes.