Voici l'évolution du pourcentage d’avis de contravention envoyés par rapport au nombre d’infractions réellement relevées par les flashes des radars automatiques fixes et mobiles depuis 2006. Attention, ce pourcentage est relatif seulement aux immatriculations françaises et de pays ayant signé un accord opérationnel avec la France (Luxembourg depuis 2005 et Suisse depuis 2009).

  • 2006 : 59,4 %
  • 2007 : 62,1 %
  • 2008 : 65,3 %
  • 2009 : 66,5 % (Prévision)
  • 2010 : 67,5 % (Prévision)
  • 2011 : 70,0 % (Prévision)

Il s’agit bien ici du ratio entre le nombre d’infractions détectées par les radars automatique et le nombre d’avis de contravention envoyés aux contrevenants. Sont exclus les véhicules étrangers pour lesquels on ne peut émettre d’avis de contravention, en l’absence d’accord au niveau européen, la directive de la commission transfrontalière n’ayant pu aboutir pendant la PFUE d’une part et en l’absence d’accords bilatéraux d’autre part.

L'écart résiduel de 34,7 % en 2008, s’il reste relativement important, a néanmoins fortement diminué depuis 2006. Ceci est dû à des améliorations apportées à plusieurs éléments de la chaîne de traitement des messages d'infraction et notamment au système de vidéo-codage qui a été doté d’écrans plus performants. Ces derniers permettent de mieux identifier les immatriculations sur des plaques petites ou éloignées de l'objectif photographique. On constate également que les radars mobiles délivrent depuis 2007 des informations plus aisément exploitables que les installations fixes.

Il faut remarquer tout de même que si vous roulez dans un véhicule immatriculé en France, Suisse ou Luxembourg, vous avez une chance sur trois de ne jamais recevoir de PV si vous êtes flashés par un radar automatique.

Si les calculs de la DPICA prenaient en compte la totalité des flashes émis par les radars automatiques, le ratio avis de contravention envoyés / nombre d'excès de vitesse enregistré tomberai à seulement 50%. En effet, près de 23% des infractions constatées par les radars automatiques fixes et mobiles concernent des véhicules étrangers (hors Luxembourg et Suisse).