Le gouvernement et les associations de prévention routière avaient annoncés leur hostilité à la suppression du retrait de points pour les petits excès de vitesse.

Sans surprise, le Sénat a également rejeté, hier, la proposition de loi déposée par le sénateur Nicolas About (Union centriste) visant à supprimer les retraits de points en cas d’excès de vitesse inférieur à 5 km/h.

Pour Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux transports, «nous ne devons pas baisser la garde, assouplir à l'excès la politique de sécurité routière, c'est donner un mauvais signal». «C'est prendre le risque d'un relâchement du comportement des conducteurs et d'un nombre accru de morts et de blessés sur les routes». Il s'est cependant engagé à travailler pour l'harmonisation des vitesses autorisées sur un même axe routier.

Même son de cloche chez les associations de sécurité routière. Pour Jean-Yves Salaün de l'association Prévention Routière, «la grande partie des vies épargnées depuis 2002 est due à une baisse des vitesses». Pour Jean Sivardiere, président de la Fédération nationale des usagers de transport, «cette proposition de loi est démagogique et irresponsable. Les petits excès de vitesse sont dangereux car ils sont très nombreux. Un choc, même à faible vitesse, peut être grave».

Ces positions hostiles du gouvernement et les associations de prévention routière ne correspondent pas à ce que pense une majorité des français. Selon un sondage réalisé par Obea-IntraForces pour le magazine Auto Plus, 71% des automobilistes sont favorables a cette proposition.