Les quatre premiers radars feu rouge seront installés avant l'été à Paris, en banlieue parisienne, et probablement à Lyon et Bordeaux, a annoncé samedi Michèle Merli, déléguée à la Sécurité routière.

C'est l'aboutissement d'un dossier complexe qui a nécessité plusieurs années de test dans des villes comme Paris ou Toulouse.

L'installation a déjà été repoussée car en 2007, le gouvernement prévoyait déjà l'installation de 50 radars feux rouge, puis de 150 radars en 2008. Pour 2009, il était prévu l'installation de 275 radars feux rouge, mais au final, c'est "seulement" 150 radars qui seront installés à l'échéance fin 2009, premier trimestre 2010.

Aujourd'hui, 3 modèles de radars feux rouge sont homologués : le MESTA 3000 FFR de SAGEM, le GTC GS11B de GATSO et le CAPTOR de EL-SI.

Contrairement à ce qui se passe avec les radars automatiques contrôlant la vitesse, où tous les modèles sont fabriqués par SAGEM, dans le cas des radars feux rouge, les 3 modèles homologués seront installés.

Comme pour les radars automatiques surveillant les excès de vitesse, l’infraction sera transmise au centre de traitement des amendes de Rennes et l’automobiliste flashé recevra, par courrier, une amende de 135 € à laquelle s’ajoutera le retrait de quatre points de permis.

En parallèle à l'installation des premiers dispositifs surveillant le passage au feu rouge, la sécurité routière réfléchit à la modification du fonctionnement des feux. Comme dans les pays anglo-saxons, le feu orange pourrait bientôt clignoter en même temps que le vert quelques secondes avant que le rouge n’apparaisse. « Cela permettrait d’alerter plus facilement les automobilistes qu’ils doivent bientôt s’arrêter », précise Michèle Merli.