Un chauffard contrôlé à 104 km/h au lieu de 50 km/h dans les rues de Montpellier le 31 mai 2007 a été relaxé par la cour d'appel de Montpellier au motif que rien ne prouvait que le radar mobile avait été bien positionné!

Son avocat, Jean-François Reynaud, a plaidé que "le ministère public ne faisait pas la démonstration de la régularité de l'installation du cinémomètre de marque Mesta 210 qui a enregistré l'infraction".

La cour d'appel estime que "rien ne prouve que ces règles de positionnement aient bien été respectées" et a prononcé la relaxe au bénéfice du doute.

Selon l'avocat, cette décision est "une première en France et cela devrait faire jurisprudence". Si tel était le cas, c'est tout le système des contrôles par radars mobiles qui serait menacé, en effet, actuellement, rien n'oblige les forces de l'ordre a prouver régularité de l'installation des cinémomètres.

Cette décision relance donc le débat lancé par Autoplus en 2007 sur la fiabilité des contrôles par radars mobiles.