Depuis le terrible accident d'Allinges (Haute-Savoie) qui a coûté la vie à sept collégiens en juin 2008, une démarche de sécurisation des passages à niveau les plus dangereux a été entreprise.

Aujourd'hui, un premier radar fixe contrôlant la vitesse a été installé sur la D2 à Etrembières (Haute-Savoie) près d'Annemasse. Le radar est situé à moins de 50 mètres des barrières du passage à niveau dans une zone limitée à 50 km/h. Le secrétaire d'État aux Transports, Dominique Bussereau, assistera demain à la mise en service de ce radar.

17 autres radars similaires seront installés aux abords de passage à niveau dangereux dans les prochaines semaines, dont 6 dans les prochains jours. La dangerosité des passages à niveau a été calculée en fonction de divers critères, comme l'importance du trafic routier et ferroviaire, les vitesses constatées et le nombre d'accidents survenus.

Une étude technique portant sur une quarantaine de sites supplémentaires est en cours, mais des obstacles techniques tels la présence d'une ligne à haute tension ou la courbe d'une route peuvent empêcher l'installation d'un radar comme cela a été le cas pour 5 sites initialement prévus.

Courant 2009, des passages à niveau situés en zone urbaine et équipés de feux tricolores seront pourvus de radars contrôlant le respect des feux rouges. Par la suite, d'autres radars seront implantés pour sanctionner l'automobiliste qui ne respectera pas l'arrêt au signal so­nore accompagné du feu clignotant. Un système de ce type est déjà en place depuis février 2005 sur la RN147 à Lhommaizé (Vienne - 86) mais il est toujours en test et ne semble pas avoir donné entière satisfaction.

Mise à jour
D'autres radars sont installés :
  • Sur la D51 à Agde (Hérault) sur la route de Marseillan, dans les deux sens
  • Sur la D105 à Chambly (Oise) en direction de Méru