t-red autovelox italieLes systèmes de détection de franchissement de feux rouges sont très nombreux en Italie. Il existe deux modèles de "radar feux rouge": le Photored et le T-Red.

C'est ce dernier qui est l'objet du scandale. Le T-Red est aujourd'hui surnommé en Italie le T-Rex, en effet, certains radars ont été truqués pour permettre de flasher un maximum d'automobilistes et de remplir les caisses des communes mais surtout de quatre entreprises privées et d'employés municipaux ou de fonctionnaires de police "arrosés" par ces dernières. En effet, dans de nombreuses communes, la gestion des "radars" et des amendes générées est confié à des sociétés privées qui prélèvent une partie des amendes encaissées.

La tricherie était très simple, les feux tricolores étaient trafiqués de telle sorte que le temps attribué au feu orange soit réduit au minimum, c'est à dire moins de 4 secondes au lieu de 6 secondes environ. Les automobilistes se sont donc retrouvés piégés par la caméra au beau milieu du carrefour sans avoir eu le temps d'achever leur manoeuvre avant le passage au feu rouge. Cette technique permettait de flasher environ 30% d'automobilistes supplémentaires par rapport aux amendes justifiées. Pour l'instant, environ 30 communes sur les 130 où sont installés des T-Red seraient impliquées dans la magouille.

Une magouille justeuse car dans la seule ville de Segrate près de Milan, les cinq T-Red installés constataient environ 330 infractions par jour. A 143 euros l'amende, les radars feux rouges rapportaient plus de 47.000 euros par jour et 25.1% de cette somme, soit 12.000 euros environ, était reversée à la société privée "SCAE" qui gère ces radars.

Aujourd'hui, après plus d'un an d'enquête, 21 personnes sont mises en examen, dont des employés des quatre société privées, des employés municipaux et des fonctionnaires de police, tous soupçonnés de fraude et d'organisation de marchés truqués.