En février, un conducteur flashé par le radar de la N66 à Fedrupt dans les Vosges avait voulu faire croire que le radar était fou et avait falsifié son PV en indiquant une vitesse de 324 km/h.

Avec un simple ordinateur, un scanner et une imprimante, il avait fabriqué de toute pièce un faux PV qu'il avait ensuite renvoyé à l'administration chargée des contrôles radars automatiques en critiquant "la défaillance du système" et en s'en faisant l'écho dans la presse régionale.

Malheureusement, l'administration avait le double du PV original qui indiquait un excès de vitesse de 78 km/h au lieu de 70 km/h. De plus, le faux PV comprenait une faute d'orthographe, l'article du code de la route incriminé n'était pas le bon et la police de caractère utilisée était en léger décalage.

Il était jugé hier pour "tentative d'escroquerie, falsification et contrefaçon de document émanant d'une administration", des délits qui peuvent être sanctionnés par 5 ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende. Le procureur avait requis une suspension d'un an du permis de conduire et la confiscation des scellés.

Le tribunal correctionnel de Besançon a finalement annulé le permis de conduire de l'automobiliste avec interdiction de le repasser avant trois ans. Mis sous scellés, l'ordinateur et le scanner utilisés pour la falsification ont également été confisqués.