Le postier de 29 ans qui a eu les deux mains arrachées en manipulant des explosifs dans son appartement de Clichy-la-Garenne et dont le pronostic vital était toujours hier gravement engagé est certainement un membre de la FNAR : Fraction nationaliste armée révolutionnaire (ou Front National anti-radar).

Lors de l'arrivée des secours dans son appartement, il a déclaré être un membre de la FNAR. Ces propos ont vite été confirmé lors de la perquisition de son domicile. Une importante quantité d'explosif de type TATP (triacétone tripéroxide) a été découvert dans son réfrigérateur, ainsi que divers ingrédients (en vente libre) permettant la fabrication de TATP.

Les policiers ont également découvert des liens identiques à ceux qui avaient servi à attacher les explosifs autour des radars et des cartes routières qui comportent des cercles identifiant le lieu où au moins cinq attentats ont été commis.

Un ordinateur a été saisi et des comparaisons ADN devraient être effectuées avec une empreinte génétique retrouvée sur le site de l'un des attentats. Enfin, des livres et DVD relatifs à la Seconde Guerre mondiale, ainsi qu'un exemplaire de Mein Kampf, un DVD sur Adolf Hitler et un autre sur la vie de Lénine, ont été retrouvés à son domicile.

C'est certainement la fin d'un longue traque de la Sous-Direction Anti-Terroriste (SDAT) de la police judiciaire qui durait depuis le mois de septembre 2007. Le FNAR a revendiqué une dizaine de destruction à l'explosif de radars fixes en Ile-de-France.

Depuis plusieurs semaines, la direction centrale de la police judiciaire mobilisait d'importants moyens humains et techniques pour venir à bout du FNAR et tenter de prendre le ou les artificiers en flagrant délit. Les radars les plus sensibles étaient surveillés par des policiers et des caméras, c'était encore le cas ce week-end. Mais cette surveillance avait été jusque là inefficace car le 2 mai par exemple, alors que de nombreux policiers veillaient discrètement sur plusieurs radars de la région, le radar automatique de Saint-Gervais dans le Val-d'Oise avait été détruit.

Depuis le début de l'année, la piste d'un homme seul dont le discours désordonné évoluait au gré de la médiatisation de ses actions, était privilégié

Les suites de l'enquête diront si Frédéric R. était bien le seul membre de la Fraction nationaliste armée révolutionnaire.