Un audit de l'inspection des Finances dénonce des contrôles radars qui ne sont "pas concentrées" sur les "zones les plus dangereuses", à savoir le réseau secondaire en zone rurale où la mortalité "est la plus importante" mais l’implantation des radars par forcément la plus rentable… Pour les auteurs de l'audit, les forces de l'ordre n'ont "pas tiré toutes les conséquences de l'automatisation des contrôles de vitesse" et "pas suffisamment adapté leurs pratiques à la mise en place des radars automatiques". 76% de ces radars, écrivent-ils, sont installés sur les autoroutes (où il y a 6% du nombre de tués) et sur les routes nationales (18% de tués).

Les contrôles d'alcoolémie, première cause des accidents de la route, "ne sont pas à la hauteur de l'enjeu", poursuit l'audit, en soulignant qu'ils sont moins importants que ceux liés à la vitesse, "pas assez ciblés" et différents d'un département l'autre.

Enfin, les périodes de contrôles routiers (vitesse et alcool) sont "décalées par rapport à celles de la délinquance routière", notamment la nuit "qui représente 10% du trafic mais 35% des blessés hospitalisés et 44% des tués". "Les forces de sécurité sont peu présentes au cours de la nuit", affirment les auteurs, chiffres à l'appui.