Le ministère de l'Intérieur assure que "toutes les garanties" sont réunies pour éviter une "erreur matérielle ou humaine" dans les contrôles de vitesse.

Le ministère ne nie pas le rapport, il souligne même "qu'une étude a été confiée à l'Inspection générale de la police et expertisée par la direction du programme interministériel de contrôle automatisé". Cette étude, "rendue en juillet 2006", montre effectivement que "si l'angle du radar par rapport à l'axe de la route n'est pas conforme, la vitesse relevée n'est pas exacte". Mais elle constate aussi que "si l'angle est exact, les mesures de vitesse sont très précises".

Le ministère ajoute qu'"afin de s'assurer que les procédures soient bien respectées et que l'angle soit exact, les policiers et les gendarmes, qui utilisent les radars embarqués, sont formés pour les paramétrer conformément aux spécifications des appareils". "Dans chaque véhicule doté d'un radar, un jalon permet de le positionner selon l'angle requis, et une butée sur le radar assure qu'il soit bien orienté à 25°. Les radars fixes sont eux paramétrés lors de leur installation selon l'angle de 25° requis", a-t-il expliqué. "Toutes les garanties sont donc réunies pour qu'aucune erreur matérielle ou humaine ne se produise dans la constatation de vitesse", conclut le ministère.