Après plusieurs mois de guerre juridique entre les conseils généraux et l'état autour de la question des redevances radars (lire), le ministère de l'Intérieur a décidé d'allouer aux départements dès janvier prochain une somme de 30 millions d'euros. Quand le premier ministre aura donné son aval, il faudra intégrer le principe dans le projet de loi de finances pour 2008, soumis au Parlement à l'automne en fixant les critères de répartition aux différents départements et en déterminant si la montant de l'enveloppe est fixe ou s'il est renégocié chaque année en fonction des recettes générées par les radars automatiques.

Actuellement, plusieurs critères de répartition de ces 30 millions d'euros sont envisagés. La plus juste serait certainement une répartition en fonction de la longueur du réseau routier dont le département à la charge mais il pourrait aussi s'gair d'une répartition par radars. Dans tous les cas, les conseils généraux demandent qu'un bilan de la mesure qui sera finalement adoptée en loi de finances soit réalisé à l'échéance de trois ans.

La répartition actuelle de l'argent des radars

En 2006, les radars automatiques ont rapportés 349 millions d'euros à l'Etat (lire). Selon la loi, 60 % de l'argent, et dans une limite fixée à 140 millions d'euros, va à l'entretien des radars, 40 % plafonné à 100 millions d'euros est versé à l'agence de financement des infrastructures de transport en France et le surplus est réservé aux communes pour des actions de sécurité routière.. En 2008, un quatrième bénéficiaire va donc être ajouté.