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En 2011, lorsque le gouvernement a décider d'interdire les avertisseurs radars, les différents fabricants se sont regroupés au sein de l'AFFTAC (Association Française des Fournisseurs et utilisateurs de Technologies d’Aide à la Conduite) sous l'impulsion des leaders du marché COYOTE, INFORAD et WIKANGO afin de promouvoir et de défendre l’ensemble des technologies embarquées permettant l’aide à la conduite. Cela a conduit à la transformation des avertisseurs radars en assistants d'aide à la conduite, une appellation différente pour des fonctionnalités quasi identiques.

Mais l'AFFTAC vient de perdre un de ses membres fondateurs puisque Loïc Rattier, directeur associé de Wikango, vient de démissionner de cette association dont il était le président afin, dit-il, de « reprendre sa liberté de parole ». En effet, les idées défendues aujourd'hui par Wikango « ne sont plus compatibles avec celles des autres opérateurs. Notre marché ne doit pas se construire contre la sécurité routière, mais au contraire que nous avons un véritable rôle à jouer pour aider les automobilistes à adopter un meilleur comportement sur la route ».

Sans donner de nom, le directeur de Wikango, dénonce l'attitude de son principal concurrent Coyote qui recentre de plus en plus sa communication sur la sauvegarde des points de permis et beaucoup moins sur l'aide à la conduite.

Loïc Rattier, souhaite la création de véritables outils servant la prévention routière. Il demande pour cela l’accès aux données publiques relatives à la sécurité, mais aussi la mise en commun des informations remontées par les différentes communautés, y compris celle de Coyote... Pour cela,  « tous les évènements, qu’ils soient remontés par des automobilistes, les sociétés d’autoroutes ou les pouvoirs publics, devraient arriver sur un serveur central et être diffusés sur l’ensemble des outils communicants ».

Dans les semaines qui viennent, Wikango va donc s'adresser au nouveau gouvernement afin de faire de nouvelles propositions sur le rôle des assistants d'aide à la conduite en demandant notamment la mutualisation des données diffusées mais aussi un meilleur encadrement des campagnes publicitaires du secteur.

Ces différentes pistes proposeront une remise à plat de l'accord signé en juillet 2011 afin de créer de véritables outils servant la prévention routière puisque Loïc Rattier est convaincu que les fabricants d’avertisseurs ont un rôle important à jouer dans l’objectif de 2 000 morts sur les routes fixé par Manuel Valls.