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Si en France, le déploiement des radars automatisés ne s'essouffle pas, il n'en va pas de même dans d'autres pays notamment en Angleterre et aux Etats-Unis. Dans ces deux pays, des radars ont été retirés ou mis hors service ces derniers mois pour des raisons très différentes.

Aux Etats-Unis, c'est l'état de l'Arizona qui a supprimé 76 radars fixes et mobiles le long de ses autoroutes depuis le 16 juillet. En effet, l'Arizona qui avait été le premier état américain à se doter de radars automatiques est aujourd'hui le premier à s'en séparer notamment sous la pression de groupes d'opposants aux radars comme CameraFraud. Mais ce n'est pas la seule raison, les radars étaient gérés par une société privée australienne RedFlex Systems qui a présenté des documents falsifiés lors de la signature du contrat et a également fait miroiter à la gouverneure des revenus plus de deux fois supérieure à la réalité.

Aux Etats-Unis, déjà 15 états (Utah, Maine, Michigan, etc) et 10 villes ont interdits l'utilisation de radars automatiques fixes, mobiles ou feux rouges sur leur territoire. Mais ce n'est pas fini, dans quelques jours les habitants de Houston (4ème ville la plus peuplée des Etats-Unis) sont appelés aux urnes pour un réferendum sur l'utilisation des radars feux rouges dans leur ville. L'issue du vote ne fait pas beaucoup de doutes car il y a une constante lourde qui se dégage de la polémique entourant les radars aux États-Unis, aucun programme n'a survécu à un vote du public. Les villes de Cincinnati et Steubenville en Ohio ont récemment voté en faveur de leur abolition, tout comme par exemple celles de Batavia en Illinois, Peoria en Arizona et Anchorage en Alaska.

En Angleterre, c'est la crise économique qui a poussé le gouvernement à faire une économie de 45 millions d’euros de budget sur la sécurité routière. Il a donc été décidé de ne plus allouer d'argent aux collectivités locales pour entretenir les radars automatiques. Plusieurs comtés ont déjà fait leur choix en coupant le fonctionnement des radars. Par exemple dans la région d’Oxfordshire, 72 radars ont été mis hors service à cause du manque de budget pour les entretenir. Pour Mick Giannasi, président de l'association des chefs de police, « ces coupes budgétaires menacent la pérennité du système […] nous avons lourdement investi dans des infrastructures mais il y a un risque de voir tout cela diminuer. […] Si rien n'est mis en place, la vitesse sur les routes va augmenter et le nombre de victimes avec».