marianne republique

Le tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse vient de relaxer un trader qui avait été contrôlé à plus de 250 km/h. Les faits remontent au mois d'avril 2010 vers 21 heures, les gendarmes de l'Escadron départemental de sécurité routière effectuent un contrôle de vitesse sur l'autoroute A42 à hauteur de Balan (01) lorsqu'ils voient arriver une Mercedes SLR Mac Laren à très grande vitesse. La voiture roulait tellement vite que le radar n'a pas pu déterminer sa vitesse exacte puisqu'il est limité à 250 km/h. Le conducteur est arrêté un peu plus loin, il s'agit d'un trader français de 32 ans travaillant à Londres. Après avoir été entendu par les gendarmes pour ce délit de « très grande vitesse »,  le parquet le renvoie au tribunal pour « mise en danger de la vie d'autrui par violation manifestement délibérée d'une obligation de prudence ou de sécurité lors de la conduite d'un véhicule ».

Lors de l'audience au tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse le 21 septembre dernier, le trader a dépêché un avocat parisien spécialisé dans les délits routiers. Le juriste a d'emblée plaidé « la nullité du contrôle ». Tout l'arsenal des arguments en la matière, toutes les failles de la procédure y sont passés : mise en danger inexistante au vu du trafic, rédaction non conforme du procès-verbal, radar ni vérifié ni homologué pour une telle vitesse, conditions de contrôle illégales par rapport à l'habilitation de l'administration, etc. Alors que le parquet avait requis une suspension de permis de six mois et une amende, le juge a relaxé le conducteur.

Source : Le Progrès