Radars incendiés, radars recouverts de peinture, radars aux vitres brisées, radars tagués et même radars attaqués au fusil ou au cocktail molotov, la série de dégradations continuent.

La fronde anti-radars partie de Bretagne au début du mois de novembre s'est depuis étendue à la France entière. Si le rythme des dégradations est bien en baisse dans les quatre départements bretons où tout a commencé, il n'en est pas de même dans les autres régions.

Malgré la surveillance accru par les forces de l'ordre de tous les radars fixes et des dispositifs écotaxe, rien ne semble pouvoir arrêter les actions de vandalismes.

Certains départements sont plus touchés que d'autres. Par exemple, dans les Landes où un radar a été incendié la semaine dernière et où trois radars situés le long de la D824 sur les communes de Meilhan, Saint-Paul-lès-Dax et Mées ont été recouverts de peinture violette. Mais aussi dans l'Aisne où le radar de Leuilly-sous-Coucy a été attaqué au fusil de chasse et les radars de Largny-sur-Automne, Coyolles et Vaumoise ont été recouverts de peinture noire ou encore dans l'Orne où deux radars ont été incendiés ce week-end comme dans la Sarthe.

Si certaines dégradations sont violentes, comme l'attaque du radar de la rocade d'Albi au cocktail molotov, ou ingénieuses comme le démontage de la trappe d'accès pour mettre le feu à l'intérieur de la cabine radar de Veauges dans le Cher, d'autres actions sont "originales". Dans le Doubs, cinq radars ont été recouverts d’une bâche noire, arborant deux yeux et un sourire stylisés à la peinture blanche… le tout coiffé d'un bonnet rouge. Dans les Côtes-d'Armor, un collectif d'aviculteurs a décidé de montrer son mécontentement en déposant plusieurs palettes d'oeufs sur le radar de Grâces près de Guingamp.