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Le ras-le-bol des radars ne touche pas uniquement les automobilistes, même les policiers s'y mettent! Dans son livre, "Radar Business", le journaliste indépendant Denis Boulard affirmait que certains membres des forces de l'ordre n'hésitaient pas à masquer eux-mêmes des radars fixes pour dénoncer le racket des automobilistes et la politique de sécurité routière basée essentiellement sur la rentabilité financière

Dans un reportage diffusé dans AutoMoto sur TF1, le journaliste Denis Brogniart a filmé deux de ces policiers en train de scotcher des sacs de plastique sur des radars fixes dans le département de l'Ain. Malheureusement, malgré les précautions prises dans le reportage, visages floutés, voix transformées et plaques d'immatriculation masquées, trois policiers ont été identifiés.

Grâce aux indices repérés dans le reportage, les enquêteurs sont parvenus à retrouver la trace d'un policier retraité et d'un autre appartenant à la brigade motocycliste de la compagnie de CRS 46, basée près de Lyon. Ils ont ensuite cherché les radars qui n'avaient pas flashé depuis un certain temps dans la région de Lyon et ont fini par repérer les fonctionnaires dans l'Ain, près de Bourg-en-Bresse. Ils ont ensuite épluché les listings des relais téléphoniques du secteur, et c'est là que les numéros des policiers lyonnais ont été détectés. Ces trois policiers, parmi lesquels le responsable syndical qui témoigne à visage découvert dans le reportage sont soupçonnés d'avoir participer à ces actions, ils ont été entendus récemment par l’inspection générale de la police nationale.

Ils risquent des poursuites judiciaires pour avoir endommagé du matériel appartenant à l'Etat mais surtout des sanctions disciplinaires qui peuvent aller jusqu'à la révocation.