PARIFEX FALCO

Oui, les radars sont bien placés sur des routes dangereuses, c'est du moins ce qu'affirme la Sécurité Routière quelques jours après l'enquête du magazine AutoPlus qui démontrait que 52% des radars fixes n'étaient que des "pompes à fric" puisqu'ils n'étaient pas installés sur des zones d'accident et qu'en plus, ceux installés hors zones dangereuses flashaient beaucoup plus que les autres!

Pour cette enquête, le magazine a recoupé les zones d'accidents survenus en 2012 avec la position des radars fixes installés à partir de 2013. Pour la Sécurité Routière, l'erreur est ici. En effet, "l’analyse des accidents sur douze mois seulement n’est pas la méthode retenue par les pouvoirs publics" puisqu’une "zone accidentogène s’établit à partir d’une période beaucoup plus longue, en application de règles statistiques bien connues".

"Ainsi, le lieu d’implantation d’un radar est fixé dans chaque département par une commission spéciale qui prend en compte les données de l’accidentalité sur une période d’au moins cinq années. Ainsi, pour les radars installés en 2013 ou en 2014, il s’agit soit des années 2005 à 2009, soit des années 2006 à 2010."

Pour les quatre radars fixes mal placés présentés en exemple par le magazine, "le caractère accidentogène a été établi par chaque préfecture concernée avec les données suivantes sur cinq ans"

Radar de Port Marly (78) situé sur la RN186 : 15 accidents corporels, 10 blessés graves et 18 blessés légers ont été constatés.

Radar de Grospierres (07) situé sur la RN111 : 5 accidents corporels ont fait 3 morts, 3 blessés graves et 1 blessé léger.

Radar d’Aytré (17) situé sur la RN137 : 14 accidents corporels ont été comptabilisés avec 1 tué, 1 blessé grave et 19 blessés légers.

Radar d'Exincourt (25) situé sur l’A36 : 7 accidents corporels, ont fait 1 tué, 5 blessés graves et 3 blessés légers.

Si la Sécurité routière "partage avec les auteurs de l’article, la conviction que les radars doivent toujours être placés à l’endroit le meilleur pour sauver des vies et éviter des blessés et des handicaps", elle affirme, en revanche, "qu’aucun radar n’est placé en considération des recettes qu’il pourrait générer en raison des infractions commises".