Le préfet Jean-Jacques Debacq qui dirige depuis avril 2011, l'Agence Nationale de Traitement Automatisé des Infractions (ANTAI), c'est à dire l'agence qui assure le traitement automatisé des infractions issues du contrôle automatisé et du procès-verbal électronique a démissionné de son poste.

En effet, selon des révélations de Médiapart, ce haut fonctionnaire aurait "fait payer par son administration - c'est-à-dire par le Trésor public - les contraventions routières du dimanche dont son véhicule de fonction, une Peugeot 508, a fait l'objet". Il aurait également échappé au retrait de points sur son permis de conduire que les infractions auraient dû entraîner.

Après l'enquête interne qui a suivi ces accusations, le préfet, surnommé « Monsieur Radars » dans les médias,  a « présenté sa démission au ministre » Manuel Valls, « qui l’a acceptée », a déclaré le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Pierre-Henry Brandet, le 8 octobre.

Le nom de son successeur à la tête de cet établissement public administratif de l'Etat placé sous la tutelle du ministre de l'Intérieur sera connu dans les prochains jours.