Radar incendié

Il y a six mois, la Bretagne était secouée par la mobilisation des bonnets rouges contre l'écotaxe. Si au départ, les portiques et les bornes ecotaxe étaient visés, au début du mois de novembre ce sont les radars fixes qui ont commencé à être pris pour cible.

Sur les 109 radars fixes que compte les quatre départements bretons (Finistère, Morbihan, Côtes d'Armor, Ille-et-Vilaine) au 31 décembre 2013, 41 avaient été détruits, la plupart par incendie.

Aujourd'hui, six mois après les premières destructions, la pression est retombée et le rythme des actes de vandalisme sur les radars fixes est revenu à son niveau habituel puisque l'on ne comptabilise que 20 dégradations en trois mois dans ces quatre départements.

Si la Préfecture de région affirme que la quasi-totalité des radars détruits ou endommagés ont été remis en état, les constatations sur le terrain disent le contraire.

En effet, le journal Le Télégramme a mené l'enquête et découvert que sur les 41 radars mis hors-service pendant la fronde des bonnets rouge, seulement 13 étaient de nouveau opérationnel.

A ce jour 28 radars, soit tout de même 25% du parc des radars fixes de Bretagne, n'ont toujours pas été réinstallés.

Dans le Finistère, 8 radars fixes sur 18 ont été détruits, aucun n'a été réinstallé.

Dans les Côtes d'Armor, 10 radars fixes sur 27 ont été détruit, un seul a été réinstallé.

Dans le Morbihan, 13 radars fixes sur 27 ont été détruits, quatre ont été réinstallés.

En Ille-et-Vilaine, 10 radars fixes sur 37 ont été détruits, huit ont été réinstallés.

On peut expliquer la frilosité des autorités a remplacer dès aujourd'hui les cabines radars en  se disant que la colère contre les taxes et la baisse du pouvoir d'achat gronde encore et que la réinstallation des cabines pourrait être prise pour une provocation. Il faut savoir que deux cabines réinstallées ont de nouveau été incendiées dans les jours suivants leur réimplantation, elles n'ont pas été remises en service depuis.