Radar incendié

La fronde anti-écotaxe qui a débuté en Bretagne se poursuit aujourd'hui par une fronde anti-radars. Celle-ci a débuté la semaine dernière dans le Morbihan avec l'incendie simultané de quatre radars fixes dans la nuit du 31 octobre, elle a continué depuis dans les trois autres départements bretons que sont le Finistère, les Côtes-d'Armor et l'Ille-et-Vilaine entrainant la destruction totale de 28 radars fixes et des dégradations (vitres brisées, peinture, etc) sur au moins une vingtaine d'autres.

Ce mouvement fait tâche d'huile et il commence à s'étendre à la France entière

Dès la semaine dernière, plusieurs radars et autres bornes écotaxe ont été incendiés ou dégradés. Par exemple à Lacanau en Gironde, sur l'A320 à Freyming-Merlebach en Moselle ou encore à Sainte-Colombe-en-Bruilhois dans le Lot-et-Garonne.

Ce week-end, les actions se sont encore multipliées comme en Isère où une borne écotaxe et trois radars ont été incendiés dont celui installé sur l'autoroute A7 à hauteur de Roussillon. En Loire-Atlantique, les radars de Sainte-Anne-sur-Brivet et d’Avessac ravagés par les flammes sont hors-service. Celui de La Baule a eu plus de chance, les policiers ont réussi à éteindre l'incendie avant même que les pompiers n'arrivent. Plus au sud, dans les Landes, le radar d'Habas a lui aussi été détruit par un incendie. D'autres radars ont été pris pour cible dans l'Est de la France comme à Vouziers dans les Ardennes où le radar  a été incendié comme celui de Senones en Haute-Saône et celui de Golbey dans les Vosges. Mais la liste ne s'arrête pas là puisque d'autres radars ont également été la proie des flammes à Saint-Martin-l’Hortier (Seine-Maritime) et à Saint-Léonard sur la rocade de Boulogne (Pas-de-Calais).

Devant cette recrudescence d'actes de vandalisme, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a demandé aux préfets de la "fermeté" face aux destructions de radars routiers et de bornes écotaxe mais également de "renforcer la vigilance en multipliant les patrouilles de manière fréquente et aléatoire" ainsi qu'"identifier, interpeller et déférer devant l'autorité judiciaire les auteurs de ces actes inadmissibles". Il leur demande de "faire preuve de la plus grande fermeté". Il ne faut "tolérer en aucun cas de telles exactions", ajoute le ministre, "sans que l'autorité judiciaire ne soit mise à même d'en poursuivre les auteurs".

Pour rappel, toute dégradation ou destruction d'un radar constitue une infraction qui peut entraîner jusqu'a 3 ans d'emprisonnement et 45.000 € d'amende. Le fait de tracer des signes, des dessins ou des inscriptions sur une radar est puni d'une amende pouvant s'élever jusqu'à 7 500 € avec en plus une peine de travail d'intérêt général et ce en vertu de l'article 322-2 du Code Pénal.

Avertissement apposé sur tous les radars

avertissement radar