radar double sens

La fiabilité des radars automatiques de type MESTA 210C a été remise en cause par la Cour de cassation qui a validé l'annulation d'un PV sur la base d'un rapport d'expert qui indiquait "qu'un élément extérieur indéfini est à même de perturber ponctuellement la mesure" d'un radar fixe. Le radar concerné étant celui installé au passage à niveau d'Ambérieu-en-Bugey (01).

Devant ces faits répétés depuis cinq ans et cela malgré l'installation de 5 cinémomètres différents, le Département du Contrôle Automatisé (DCA) a finalement décidé de mettre hors-service ce radar à partir du 5 avril 2016. Les messages d'infraction enregistrés depuis le début de l'année 2016 ont également été réexaminés et 19 sur 779 ont été annulés car jugés comme pouvant être infondés... De plus, la société Morpho, qui fournit les cinémomètres MESTA 210C, a été missionné pour "procéder à des investigations approfondies du dispositif au sein même de son environnement".

On apprend également qu'un second radar de type MESTA 210C qui présente les mêmes symptômes avec des verbalisations à des vitesses inexplicables va être démonté avant d'être remplacé. Cette fois il s'agit de celui de Saint-Jean-de-Thouars (79).

Mais ces deux radars ne sont certainement pas les seuls concernés. La semaine dernière, l'histoire d'un Kangoo flashé à 229 km/h par le radar fixe double sens de Chaptelat (87) a fait le buzz sur les réseaux sociaux. Là encore, la vitesse a été jugée impossible à atteindre par le véhicule concerné et le PV a été annulé mais combien de PV infondés ont été distribués par les radars fixes de type MESTA 210C depuis leur première apparition sur le bord des routes en 2006 ?