La vandalisme lourd sur les radars est en forte augmentation

Les radars automatiques font régulièrement l'objet d'actes de vandalisme mais le nombre d'actes recensés chaque année est en baisse continue depuis la période des bonnets rouges en novembre et décembre 2013. Si cette baisse s'est poursuivie au cours de l'année 2016, la Délégation à la Sécurité Routière (DSR) indique que le vandalisme lourd est lui en forte augmentation.

3 catégories de vandalisme

Pour étudier et suivre l'évolution des actes de vandalisme, la DSR utilise un classement en trois catégories.

Il y a tout d'abord le vandalisme léger qui comprend les graffitis, la pose d'autocollants, les vitres occultées avec de la peinture et autres, les radars bâchés, etc. La remise en état des radars concernés nécessite la plupart du temps un simple nettoyage.

Ensuite, il y a le vandalisme lourd réparable qui concerne les atteintes à la cabine radar comme les vitres cassées, les portes cassées, les composants endommagés, etc. Dans ce cas, la remise en état des radars concernés nécessite le remplacement des parties endommagées.

Enfin, il y a le vandalisme lourd qui entraine la destruction de la cabine (incendie, accident de la route, explosion, etc). Le radar ne peut être remis en état et doit être remplacé.

6,79 millions d'euros de dépenses

Dans le budget des radars automatiques de l'année 2016, le coût du vandalisme a été chiffré à 6,79 millions d'euros par la DSR. Ce montant est en baisse par rapport à l'année 2015 où le coût du vandalisme a été de 8,30 millions d'euros.

Pourtant, le vandalisme lourd a fortement augmenté en 2016, notamment avec la destruction de plusieurs radars autonomes dont le coût unitaire est d'environ 64 000 euros soit deux fois plus qu'un radar fixe.

Les radars autonomes, la nouvelle cible

Depuis leur apparition en juillet 2015, les radars autonomes sont les cibles de choix d'actes de vandalisme de toute sorte. Au départ plutôt épargnés par les destructions par le feu du fait de leur taille imposante, ce type de vandalisme s'est multiplié en 2016 et cela continu en 2017...

Radar chantier incendié

Le dernier exemple date de ce week-end avec la destruction du radar autonome installé à Etalans (25). Auparavant, ce fut par exemple le cas en janvier à Faugères (34), en février à Louhossoa (64), en mars à Colombiers (34) ou encore en 2016 à Saint-Vincent de Tyrosse (40), Bavincourt (62), Lunel (34), Arthies (95), etc.

Mais les radars autonomes sont aussi la cible d'un nouveau type de vandalisme qui ne touche que très peu les radars fixes, c'est le déplacement de radar ! En effet, même si ces cabines pèsent plus d'une tonne, elles peuvent être déplacées de leur axe, envoyées au fossé voir carrément renversées!

En voici des exemples avec le radar de Bagnols-sur-Cèze (30) déplacé pour flasher les trains, le radar de Cuges-les-Pins (13) envoyé au fossé et le radar de Jougne (25) renversé.

Radar chantier déplacé

Radar chantier au fossé

Radar chantier renversé

Bien sûr, les radars autonomes sont également très souvent tagués...

Radar chantier peinture