Suppression panneaux radars

En 2014, les radars fixes installés sur le périphérique parisien ont enregistrés 461.596 excès de vitesse. C'est pratiquement 3.5 fois plus que pour l'année 2013 qui ne comptabilisait que  138.138 infractions.

Les raisons de cette hausse vertigineuse sont très simple, la hausse du nombre de radars et l'abaissement de la vitesse maximum autorisée de 80 à 70 km/h.

En effet, l'installation de nouveaux radars entraine mécaniquement une hausse du nombre de flash surtout dans les premiers mois de mise en service et cela d'autant plus dans le cas du périphérique de Paris où pas moins de 8 nouveaux radars fixes ont été installés le long des 35 kilomètres du périphérique portant ainsi à 16 le nombre total de cabines. Même si nous n'avons pas encore les chiffres détaillés, la cabine la plus active est sans conteste celle installée juste à la sortie du périphérique sur la bretelle d'accès à l'A6b dans une zone limitée à 50 km/h.

Ensuite, l'abaissement à 70 km/h de la vitesse maximum autorisée à partir du 10 janvier 2014 sur l'ensemble du périphérique a sans conteste fait augmenter le nombre de flashs de chacune des 16 cabines. En effet, partout en France, lorsque la vitesse est abaissée au niveau d'un radar fixe, le nombre de PV explose l'année suivante surtout lorsque le radar est situé sur une voie rapide. Le dernier exemple marquant est celui de l'A47 à Givors dans le Rhône, en 2012, l'abaissement de la limite de vitesse de 110 à 90 km/h a entrainé la multiplication par 6 du nombre de flashs l'année suivante! 

Dans le même temps, le périphérique a vu une baisse de 15% des accidents, une hausse de la vitesse moyenne de circulation aux heures de pointes et une réduction des nuisances sonores.