Suppression panneaux radars

Après que le premier panneau annonçant la présence du radar de Besançon ai été démonté vendredi, aujourd'hui c'est à Paris qu'un nouveau panneau a été supprimé. Ce matin, burins, meuleuses, pelles et treuil ce sont attaqués au radar installé Avenue d'Italie dans le XIIIème arrondissement.

Dans la journée, deux autres panneaux doivent être démonté dans la capitale, notamment celui du radar du Quai de l'hôtel de Ville.

Selon Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur, sur le reste du territoire, ces retraits vont aller "très vite, dans les prochains jours et les prochaines semaines".

Cette mesure décidée lors du dernier Comité interministériel de la sécurité routière est la plus rapide a appliquer car elle ne nécessite pas de modification de la réglementation. En effet, les textes juridiques qui ont permis la mise en place des radars automatiques (Loi du 12 juin 2003 renforçant la lutte contre la violence routière et Arrêté du 27 octobre 2003 portant sur la création du système de contrôle sanction automatisé) ne prévoient pas de signalisation spécifique pour les radars automatiques fixes.

Cette mesure a un coût puisqu'elle met à la poubelle plus de 1900 panneaux radars dont le coût est estimé à 800 euros pièce. Donc sans compter la main d'oeuvre effectuée par une entreprise privée pour l'installation et le démontage, on arrive tout de même à un total de plus de 1,5 millions d'euros.

Bien sûr l'augmentation du nombres de contraventions va très rapidement combler cette perte. Si on prend l'exemple du radar de Saint-Chamond sur la N88, son nombre de flashs a été multiplié par deux entre 2008 et 2010 passant de 19.977 à 40.548 flashs. Quelle différence entre ces deux années ? Le panneau annonçant le radar a été démonté pendant environ 6 mois au cours de l'année 2010 !