Au mois de janvier, le premier ministre a annoncé que la vitesse maximum autorisée sur les routes secondaires non équipées d'un séparateur de voie seraient limitées à 80 km/h.

Cette mesure impopulaire est rejetée par la plus grande majorité des français qui en plus estiment qu'elle sera inefficace. C'est aussi le cas d'un grand nombre d'élus (parlementaires, sénateurs, président de département, etc) qui pensent également que cette mesure a été prise sans aucune considération pour la réalité vécue au quotidien dans les départements et régions.

Le 80 km/h confirmé

Malgré cette forte opposition, lors de son interview au journal de 13h, le président Emmanuel Macron a confirmé que cette mesure serait bien appliquée dès le 1er juillet 2018.

Pour lui, les résultats des expérimentations ont démontré l'utilité de cette mesure qui doit faire baisser drastiquement le nombre de morts sur la route puisque les routes concernées par l'abaissement à 80 km/h sont celles qui enregistrent le plus de morts.

L'abaissement sera mené durant deux ans sur l'ensemble du territoire. A l'issue de cette période, les résultats seront rendus public. Si ce n'est pas concluant, la mesure sera arrêtée partout. Si les résultats sont contrastés, le président a évoqué la possibilité de redonner la main aux départements pour fixer des limitations différenciées.

Il a par ailleurs indiqué que tout l'argent engrangé par les amendes radars sur ces routes serait utilisé pour améliorer le prise en charge des victimes dans les hôpitaux.

La mobilisation continue

Si le président a bien confirmé la mesure, les opposants ne désarment pas et espèrent voir encore plus de participants lors des manifestations prévues ce week-end partout en France.

Pour y participer, vous pouvez en découvrir la liste sur le site de 40 millions d’automobilistes.