La décision du gouvernement de supprimer les panneaux prévenant des radars fixes et d'interdire des avertisseurs vire au bras de fer avec les députés UMP, qui redoutent les conséquences de ces mesures très impopulaires, à un an des élections.

Devant la fronde des députés UMP, une réunion a été organisée à l'Assemblée nationale avec le ministre de l'Intérieur Claude Guéant mais ce dernier est resté sur ces positions en déclarant à la sortie de la réunion : "La décision, c'est bien d'enlever les panneaux ! Elle n'est absolument pas remise en cause". Pas question non plus de revenir sur la fin des avertisseurs de radars.

"Autant dire que nous ne sommes pas du tout satisfaits !" a réagi le député Jean-Marc Roubaud. "Nous recevons un nombre incroyable de mails d'encouragement. Ca prouve qu'on a raison et qu'il faut continuer. Fillon ne doit pas être bloqué dans cette posture de fermeture. C'est une faute politique ! Tant qu'on n'aura pas été entendus, on ne lâchera pas...", a-t-il prévenu.

"Nous demandions un moratoire et nous n'avons pas de moratoire" regrette Yves Albarello le député UMP de Seine-et-Marne avant de souligner que lui et ses pairs ne demandaient pas grand-chose : "On souhaitait un peu de recul, la mise en place d'une commission et qu'on analyse les besoins pour faire des propositions concrètes."

Le président du groupe UMP, Christian Jacob a promis la création d'une mission d'information parlementaire sur les causes de la hausse de la mortalité routière.

De son côté, Claude Guéant a acté la création d'un "comité de liaison" députés UMP/ministère sur les questions de sécurité routière et l'installation de "radars pédagogiques qui, par clignotement, rappellent à l'usager la vitesse à laquelle il roule". Une mission d'information parlementaire sera en outre lancée.