Suppression panneaux radars

Le Comité Interministériel de la Sécurité Routière du mois dernier a décidé de la suppression des panneaux avertissant de la présence de radars fixes. Depuis, 36 panneaux ont déjà été démonté mais devant la fronde d'une partie des élus UMP, le gouvernement avait finalement décidé de reculer temporairement sur le projet en attendant des réunions de concertation locale.

Hier, la plupart des préfets ont organisé une réunion départementale de concertation sur la sécurité routière réunissant préfets, députés, maires, mais aussi associations de prévention routière et d’automobilistes dans le but de déterminer le calendrier de démontage des panneaux et leur éventuel remplacement par les radars pédagogiques promis par le ministre de l'Intérieur.

Dans tous les départements, le déploiement des radars pédagogiques ne sera pas forcement couplé à la présence d'un radar fixe et quand ce sera le cas, ils seront installés à une distance variable du radar.

Si la situation est différente en fonction des départements, la tendance est au démontage progressif des panneaux dès les prochains jours sur une période s'étalant jusqu'à la fin de l'année voir le début de l'année 2012.

Par exemple, en Moselle, tous les panneaux radars seront supprimés entre le 15 juin et le 15 octobre en commençant par les radars de l'A30 et de l'A31 et en finissant par les radars de Brulange sur la D999. Par contre, pour le moment, il n'est prévu que l'installation de deux radars pédagogiques pour remplacer ces panneaux alors que 18 radars fixes sont installés.

Dans l'Indre, le premier panneau supprimé sera celui de la N151 à l'entrée d'Issoudun. Mais, dans ce département, le préfet a promis que tous les panneaux seraient remplacés par des radars pédagogiques.

En Ile-et-Vilaine, le démontage de 13 panneaux est prévu pour l'année 2011 avec là aussi le remplacement systématique par un radar pédagogique. La suppression des 20 autres panneaux n'aura lieu qu'en 2012.

Dans l'Hérault, il est prévu que certains panneaux avertisseurs de radars fixes soient conservés lorsque la limitation est inférieure à la vitesse habituellement autorisée sur ces axes. C'est notamment le cas sur l'A9 avec des radars fixes dans des zones limitées à 110 ou 90 km/h ou encore sur l'A75 à Pegairolles-de-l'Escalette avec un radar fixe dans une zone limitée à 80 km/h.