Radar incendié

Trois hommes agés de 26 à 30 ans ont comparu devant le tribunal correctionnel de Rennes pour l'incendie des radars fixes de Lohéac et de La Chapelle-Bouëxic en Ile-et-Vilaine en mai 2012.

Cette nuit-là, ils étaient ivres quand ils ont pris une voiture et se sont rendus au niveau des deux radars. Un boîtier a été aspergé d'huile de vidange, l'autre de fioul, avant qu'ils n'y mettent le feu. Les dégâts ont été limités, mais suffisants pour qu'un des appareils soit hors d'usage.

Les vandales, pas discrets, ont été interpellés rapidement et ont reconnu les faits. Un des auteur est un récidiviste en matière d'incendie volontaire a perdu son permis à cause d'excès de vitesse.

Le procureur a requis deux ans de prison, dont un avec sursis pour le récidiviste, et 120 heures de travail d'intérêt général pour ses complices, en soulignant une « rancoeur liée au retrait de permis, qui fait qu'on en veut aux radars automatiques ».

Finalement, le tribunal a condamné le prévenu récidiviste à sept mois de prison, qu'il pourra effectuer sous bracelet électronique ainsi qu'à une amende de 800 €. Ses complices sont condamnés à une amende de 500 €.

Si les deux radars avaient été complètement détruits, les amendes auraient certainement été plus élevées. En effet, en 2011, les auteurs de deux destructions de radars fixes par le feu avaient été condamnés à payer 39000 euros en remboursement du préjudice subi par l’État