radar discriminant


Les radars discriminants sont apparus sur les routes en 2011, depuis leur nombre n'a cessé d'augmenter pour atteindre aujourd'hui plus de 330 cabines. Ils doivent leur nom à cette fonctionnalité qui leur permet de flasher à une vitesse différente les véhicules légers (voitures, motos, fourgon, etc) et les poids-lourds (PL) en effectuant une discrimination du type de véhicule.

Malheureusement, la différenciation du type de véhicule n'est pas toujours très fiable et de nombreux véhicules légers sont flashés en dessous de la vitesse maximum autorisée car le radar les considèrent comme des poids-lourds! Pourtant, les véhicules considérés comme des poids-lourds doivent avoir une longueur supérieure ou égale à 8 mètres et une hauteur supérieure ou égale à 2 mètres.

Mais cela est logique au regard des contraintes techniques imposées par la réglementation pour la discrimination du type de véhicule. En effet, au minimum 90% des poids-lourds doivent être discriminés dans la catégorie PL mais dans le même temps, jusqu'à 10% des véhicules légers peuvent être discriminés dans la catégorie PL. Donc sur une route avec un trafic de 3000 PL par jour, le radar peut flasher comme un poids-lourd jusqu'à 300 véhicules légers !!

Si la situation est toujours stressante pour les automobilistes flashés, il faut savoir que lorsqu'il y a une erreur de discrimination, les PV ne sont jamais envoyés. Une vérification de la catégorie du véhicule est effectuée sur le certificat d'immatriculation avant l'édition de l'avis de contravention.

Ces erreurs de discrimination sont d'autant plus fréquentes lorsque les cabines viennent juste d'être installées et que leur antenne radar dédiée à cette fonctionnalité n'est pas encore parfaitement calibrée. En ce moment, les exemples sont très nombreux: Saint-Armel (35), Quimper (29), Curgies (59), etc

Mais ces flashs intempestifs peuvent se poursuivre pendant de long mois après l'installation de la cabine. Il n'y a qu'à lire les commentaires publiés sur le site concernant les radars de Seclin et de Phalempin sur l'A1 près de Lille pour s'en rendre compte.

Ces erreurs de discrimination se retrouvent également dans les statistiques annuelles des radars discriminants puisque leur taux de transformation de flashs en PV est de seulement 46% en 2015... Donc, plus d'un flash sur deux ne donne pas lieu à un avis de contravention, essentiellement à cause des erreurs de type de véhicule...