La baisse du nombre de morts sur les routes s'est encore accélérée en 2013 avec un recul de 11 % après une baisse déjà record en 2012 avec -7,8%. A 3.250 personnes, le nombre de victimes des accidents de la circulation est aujourd'hui à un « niveau bas historique, le plus bas depuis 1948, année des premières statistiques », s'est félicité hier le ministre de l'Intérieur Manuel Valls.

Alcool (20%) et vitesse (25%) sont les deux principales causes d'accident mortel suivis des refus de priorité (14%), la part de la conduite sous stupéfiants étant de 4%.

Malgré cette seconde baisse record consécutive, le ministre estime que « les résultats obtenus en 2013 sont fragiles » puisque responsables et experts mettent les scores obtenus en partie au compte des campagnes chocs de prévention routière, du déploiement très médiatisé des premiers radars mobiles mobiles, d'une météo peu propice aux déplacements et des hausses du prix du carburant qui ont favorisé l'éco-conduite. 

Pour atteindre son objectif de moins de 2.000 morts sur les routes d'ici à 2020, le ministre veut jouer sur plusieurs leviers.

Tout d'abord en améliorant la formation et en facilitant l'accès au passage du permis de conduire. Ensuite, en continuant la modernisation du parc des radars automatiques dont il a confirmé que le nombre total resterait bloqué à 4200. Mais aussi en continuant à penser à l'abaissement de la vitesse limite autorisée à 80 km/h sur les départementales et les nationales puisqu'il a déclaré « le 80 km/h, nous ne l'envisageons pas, mais nous l'étudions » .

En effet, pour lui, cette mesure bien qu’impopulaire pourrait éviter au moins 400 morts chaque année mais outre son coût, cette mesure nécessite une minutieuse préparation de l'opinion.