wikango max

Depuis l'annonce lors du Comité Interministériel de la Sécurité Routière du 11 mai 2011 de l'interdiction des avertisseurs radars, le gouvernement a légèrement infléchi sa position devant la mobilisation des utilisateurs et des fabricants regroupés au sein de l'AFFTAC (Association française des fournisseurs et utilisateurs de technologies et d'aides à la conduite).

Depuis la fin du mois de mai, le gouvernement et les fabricants travaillent sur un protocole d'accord visant à transformer les avertisseurs de radars en assistant d'aide à la conduite permettant notamment de signaler les zones dangereuses. L'accord définitif qui est toujours en cours de négociation devrait être signé "dans les prochaines semaines".

L'audition des membres de l'AFFTAC par la Mis­sion d’information par­le­men­taire sur les causes des acci­dents de la cir­cu­la­tion nous permet d'en savoir aujourd'hui un peu plus sur le contenu de l'accord qui est en train d'être finalisé.

Tout d'abord, les avertisseurs radars seront transformés en avertisseurs de zones à risques. C'est à dire que dans les prochains mois, les avertisseurs ne signaleront plus l'emplacement exact d'un radar fixe ou mobile mais signaleront une zone à risque dans laquelle pourra se trouver un radar ou pas. Une cartographie des zones à risques en train d'être élaborée en collaboration avec les préfectures. Comme tous les radars sont censés être installés dans des zones à risques, tout les radars devraient encore être signalés. 

Ensuite, dans le cas particulier des avertisseurs radars communicants (Mini Coyote, Wikango Max, Inforad Ci), les utilisateurs pourront continuer à signaler les radars mobiles, mais l'emplacement exact du contrôle ne sera pas indiqué. L'utilisateur se verra signaler en temps réel une zone à risque dont la longueur sera définie en fonction du type de route. Pour les autoroutes, la longueur de la zone à risque sera de 4 kilomètres, elle sera de 2 kilomètres sur les autres voies hors agglomération et de 300 mètres en ville. Dans ces zones à risques "temporaires", il n'y aura pas de qualification de la nature du danger (radar, accident, embouteillage, etc) et le danger pourra se trouver n'importe où dans la zone.

Enfin, la mise en conformité des avertisseurs radars sera effectuée à distance pour les avertisseurs communicants sans intervention de l'utilisateur. Pour les avertisseurs radars non communicants, la mise en conformité sera effectuée lors des mises à jour manuelles.

Du côté des fabricants, le but est de faire reconnaitre par le gouvernement que les avertisseurs de zones à risques sont des partenaires de la sécurité routière qui intègrent des fonctionnalités comme l'indication des limites de vitesse en temps réel, l'indication des zones écoles, le signalement des accidents et bouchons en collaboration notamment avec les sociétés d'autoroutes ou encore une fonction de lutte contre l'hypovigilance.