radar fixe

L'association 40 millions d'automobilistes a exposé une série de questions aux candidats à l'élection présidentielle, allant du permis à points au mauvais entretien des routes, dont les réponses seront publiées afin que les "électeurs puissent faire leur choix".

"Ces questions couvrent plusieurs thèmes : le permis à points, l'apprentissage de la conduite, la flambée des coûts de l'entretien d'une automobile et des carburants, l'état des routes et la politique de sécurité routière", a expliqué Louis Derboulle, président de cette association qui revendique 340.000 adhérents membres d'automobiles club français.

Pour lui, "la sanction de retrait d'un point pour un petit excès de vitesse apparaît inadaptée et excessive" de même que "l'automaticité de l'invalidation du permis de conduire au travers d'une procédure administrative sans aucune intervention humaine, ce qui peut provoquer la mise au chômage d'un conducteur alors qu'un juge aurait aménager la peine".

L'association s'inquiéte aussi du "coût record des carburants et de l'entretien des véhicules", du prix du permis de conduire et du fait "qu'il n'y a aucun apprentissage à cette occasion de la conduite et du freinage avec de la neige et du verglas".

40 millions d'automobilistes s'inquiéte aussi de "la baisse significative des budgets alloués par les conseils généraux à l'entretien de près de 400.000 km de routes". Selon une étude américaine, "un dollar économisé sur les routes majore de 2 à 3 dollars les coûts d'exploitation des usagers (pneus, amortisseurs, accidents)".

Enfin, M. Derboulle "ne comprend pas l'intérêt du maintien des radars sur autoroute, qui sont sept fois moins accidentogènes que les routes" et il demande aux candidats les "mesures qu'ils comptent prendre pour impulser une nouvelle direction à la politique de sécurité routière".