Radar incendié
Un radar incendié

Les cas de vandalisme contre les radars automatiques fixes sont nombreux et diversifiés, de l'emballage au scotch noir en passant par la peinture ou encore le bris de vitre. Dans ces cas-là, une intervention d'un technicien dans le cadre du contrat national de maintenance signé avec l'entreprise SPIE permet la remise en état rapide des radars. Les dégradations les plus sévères sont les incendies de radars fixes car dans ce cas, les appareils sont mis hors-service et doivent être remplacés.

Dans tous les cas, une plainte est déposée par l'Etat, après constatation des faits par la gendarmerie.

Dans les textes, voilà ce que l'on risque lorsque l'on dégrade un radar fixe: "La destruction, la dégradation ou la détérioration d'un bien public constitue une infraction qui peut être punie de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende". "Le fait de tracer des inscriptions, des signes ou des dessins sur une cabine de radar fixe est puni d'une amende de 7 500 euros et d'une peine de travail d'intérêt général".

Depuis quelques semaines, on constate une sévérité accrue de la part des tribunaux a l'encontre des vandales. En effet, pour avoir incendié un radar fixe dans le Cher, quatre jeunes hommes ont été condamné à payer 39.000 euros par le tribunal de Bourges. 

Cette semaine, la sanction a été la même pour un jeune homme de 22 ans reconnu coupable de l'incendie volontaire d'un radar dans la Haute-Vienne. Le tribunal l'a condamné à un mois de prison avec sursis et au remboursement du préjudice subi par l’État soit la somme de 39.000 euros.

Par comparaison, un automobiliste de l'Ain avait été condamné à 500 euros d'amendes dont 300 euros avec sursis pour le vol et la destruction d'un radar mobile jeté dans une rivière en janvier 2010.