Un conducteur flashé le 23 janvier 2009 à 180 km/h sur l'A9, à hauteur de Salses (66), par un radar mobile a été relaxé par le tribunal de police de Perpignan le 30 juin au motif que le cinémomètre de type MESTA a été vérifié par l'entreprise SAGEM qui le fabrique. (L'Indépendant - 03/07/2009)

Cette décision est similaire à la première du genre qui a été prononcée le 3 avril dernier par le tribunal de Saint-Dié-des-Vosges.

En effet, en mars 2009, l'association 40 millions d'automobilistes dénonçait une nouvelle zone trouble dans la réglementation des radars automatiques. En effet, SAGEM qui conçoit et fabrique les radars automatiques fixes et embarqués utilisé en France est aussi l'organisme chargé de leur vérification. Or pour une question logique d’impartialité, la règlementation en vigueur ne devrait pas permettre à l’organisme qui fabrique et commercialise les radars d’être en charge également de la vérification annuelle du même appareil. C'est ce que confirme l'article 37 de l’arrêté du 31 décembre 2001 relatif au contrôle des instruments de mesure: "l'organisme en charge de la vérification périodique doit garantir les conditions d’impartialité".

Bien sûr, le gouvernement a répliqué dès le lendemain en confirmant la fiabilité des radars automatiques même ceux vérifiés par SAGEM qui dispose d’un système d’assurance qualité approuvé par le Laboratoire national d’essais.

Malgré tout, de nombreuses procédures de contestations sont en cours et visiblement, les tribunaux ne sont pas du même avis que le gouvernement.