Un automobiliste a été flashé à 67 km/h dans la traversée de Ria-Sirach (66) en février 2007 mais lorsqu'il a reçu son PV, il a remarqué plusieurs irrégularités.

L'emplacement exact de l'infraction était bien précisé, la voiture radar était stationnée devant le numéro 10 de la rue. Mais, l'automobiliste circulait dans l'autre sens donc le véhicule de contrôle aurait dû se trouver du côté droit, donc du côté des nombres impairs. De plus, le seul endroit où la voiture pouvait être stationnée était le trottoir alors que l'article R417 du code de la route interdit le stationnement sur les bas-côtés et sur les trottoirs.

Mais c'est surtout le positionnement de la voiture qui est en cause, en effet, devant le numéro 10 de la rue, nous sommes dans une courbe, or pour que les mesures de vitesse effectuées par le MESTA 210 soit fiable, il faut une ligne droite d'au minimum 20,5 mètres (certificat d'examen du 03.00.251.004.1 du 6 octobre 2003).

Après avoir consigné l'amende et avoir envoyé plusieurs recommandés au CACIR, l'automobiliste a finalement été convoqué au tribunal. Le juge a finalement annulé le PV en constatant grâce aux photos prisent sur les lieux par l'automobiliste que le radar ne pouvait pas être installé de façon correcte à cet emplacement.

Attention, dans ce cas précis, c'est le mauvais positionnement du radar dans une courbe qui a permis l'annulation du PV et ce n'est pas l'absence de preuve du bon positionnement comme cela a été le cas dans l'affaire de Montpellier.

Source: L'Indépendant